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Tout le monde n’est pas pour le télétravail

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La pandémie a accéléré beaucoup de tendances qui commençaient déjà à prendre racine dans la vie de tous les jours : la place du commerce en ligne, notre temps d’écran quotidien, le jeu en ligne sur mobile, mais ce qui nous concerne probablement le plus est le télétravail.

Malgré ses avantages, l’adaptation tout de même rapide des entreprises et la place que ces dernières lui laisseraient, ce ne sont pas toutes les entreprises qui ont à cœur le télétravail. Des voix commencent à se lever.

Salaire, avantages et promotions

Plus dévoués, plus engagés, plus heureux… Plusieurs dirigeants croient fermement et fondamentalement à la vie de bureau, à un tel point que certaines études ont démontré que des employés en télétravail obtiendraient moins de promotions. Et si les promotions étaient semblables à celles de leurs collègues en présentiel, le salaire était inférieur. Si un employé n’est jamais physiquement au bureau, est-il davantage un pigiste? Dans ce cas-ci, pourrions-nous nous soustraire à lui verser des avantages?

Une vision intéressante apparaît dans The Atlantic.

Vice-président 007

Les entreprises précurseures du télétravail ont à la base ceci en commun : la confiance (la confiance en leurs employés, en leur intégrité, en leurs capacités, en leurs talents). Si ces entreprises les ont embauchés, c’est pour ces raisons, après tout.

Mais quand on se fait rapidement imposer le télétravail, on peut être tenté de se doter de mécanismes discutables. Ce ne sont pas tous les gestionnaires qui font confiance à leur équipe.

Le New York Times a dressé un portrait intéressant des méthodes qu’utilisent les entreprises pour observer leurs employés. On parle ici de Google G Suite, de Slack, de Teams et autres, et non de logiciels obscurs. À lire ici.

Zones grises

Alors que plusieurs employeurs sont clairs sur leurs intentions, une portion non négligeable est dans une zone grise : beaucoup d’entreprises ne savent tout simplement pas ce qui les attend, ni même quoi faire à court terme.

Ceci va à contre-courant d’un semblant de tendance pour la conservation du télétravail : ce n’est pas que ces entreprises ne veulent pas le pratiquer, c’est qu’il n’y a pas de réponse claire pour beaucoup d’entre elles. Nous avons appris à devenir efficaces à distance, mais quelque chose manque, et vice-versa avec « l’ancien mode ». Les défis logistiques d’un mode hybride sont encore plus grands que seulement le télétravail ou seulement le présentiel. Que faire?

Pour les décideurs d’entre vous, une lecture très intéressante de McKinsey, ici, tente d’éclairer la situation des trois modes.