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Des soins à distance grâce à la télémédecine

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La télémédecine, ou la télésanté, n’a pas été inventée hier. Depuis quelques années, plusieurs médecins avaient déjà commencé à l’offrir dans d’autres provinces. Or, au Québec, ce n’était pas pratique courante. Avec la pandémie, la télémédecine est devenue une nécessité, une norme dans de nombreux pays. Les professionnels de la santé au Québec se doutaient de son arrivée au 21e siècle, mais ils n’auraient pas pensé que sa mise en place se ferait aussi rapidement

Pour ceux et celles qui ne l’auraient pas encore expérimentée, la télésanté vous permet de consulter un médecin sans même quitter votre demeure. Les rendez-vous se font par téléphone ou par vidéo sur une plateforme de santé virtuelle comme Olive, la toute première application de télémédecine 100 % québécoise. Un article intéressant sur la clinique apparaît dans La Presse.

Les avantages 

En plus de réduire les contacts sociaux en contexte de pandémie, l’utilisation de la technologie pour offrir des services de santé a de nombreux bienfaits. C’est simple : on a seulement besoin d’un téléphone et d’une bonne connexion wifi. Les soins sont plus accessibles, surtout pour les collectivités éloignées, pour les personnes à mobilité réduite ou pour ceux et celles qui ne peuvent s’absenter du travail. La télémédecine fait économiser du temps d’attente pour l’accès aux soins et du temps de déplacement pour le patient et le médecin. Moins de déplacement signifie aussi moins de dépenses! 

Les limites 

La télémédecine ne remplacera jamais les visites traditionnelles dans un bureau. Les soins virtuels permettent aux médecins d’évaluer des symptômes ou encore de préparer des prescriptions, mais ils ne permettent pas de sentir ni de toucher le patient. Il peut donc parfois être difficile de déterminer le problème. Dans ce cas-ci, certains médecins n’offrant que des téléconsultations dirigent leurs patients aux urgences pour obtenir un examen physique. Vient alors une congestion aux urgences. Le Regroupement des chefs d’urgence du Québec est préoccupé et aimerait que la pratique soit mieux encadrée. Tous les détails ici

Cette pratique représente aussi un défi en matière de confidentialité. La sécurité des données personnelles de santé transmises numériquement est une préoccupation. Des moyens, comme l’authentification multifacteurs, doivent être mis en place pour confirmer l’identité du patient. Un article intéressant ici.

Bref, il faut garder en tête que la télésanté ne remplace pas la médecine moderne, mais qu’elle lui est plutôt un bon complément.

Ce que les Québécois en pensent 

•  85 % d’entre eux sont satisfaits des services reçus
•  75 % des Québécois aimeraient que la télémédecine soit toujours offerte après la crise sanitaire 

Ces résultats de sondage mené par Synopsis Recherche révèlent que les Québécois ont pris goût à la pratique. Est-ce qu’elle restera? C’est à voir.