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Influenceurs : Génèrent-ils encore des ventes ou juste des likes ?

Par Véronique Landry, Spécialiste en marketing d’influence et performance numérique

Le marketing d’influence s’est imposé comme un incontournable des stratégies numériques. À une époque où les consommateurs se fient davantage aux recommandations des personnes qu’ils suivent sur les réseaux sociaux qu’aux publicités traditionnelles, faire appel à un influenceur semble presque naturel. Mais derrière les stories bien léchées et les reels engageants, une question persiste : le marketing d’influence est-il un levier stratégique durable ou simplement une dépense mal orientée dans un monde en quête de visibilité ?


Une promesse séduisante… à condition de bien en cerner les contours

À la base, le marketing d’influence repose sur une dynamique de confiance. Les influenceurs, qu’ils soient suivis par mille ou par un million d’abonnés, ont bâti un lien avec leur communauté. C’est ce capital confiance que les marques convoitent. Leur parole, perçue comme authentique, peut susciter l’envie, la curiosité ou le passage à l’action.

Pourquoi cet impact ? Parce qu’il s’agit d’une recommandation « d’ami »… Les influenceurs partagent leur vie, leurs goûts, leurs essais, erreurs. Même à distance, la confiance s’installe. C’est la force du lien parasocial ; ce lien unilatéral qu’on développe avec une personnalité publique qui nous donne l’impression de la connaître intimement.

Et c’est là toute la magie du marketing d’influence… Moins de pitchs. Plus de proximité. Moins de pub. Plus d’humain.

Mais attention, la confiance est une ressource volatile. Trop de partenariats, un manque de transparence ou un alignement douteux entre l’influenceur et le produit suffisent à briser ce lien fragile.


Confondre popularité et influence

L’un des plus grands pièges, c’est de croire que la taille de l’audience est le principal critère de succès. En réalité, un nano ou micro-influenceur peut générer plus d’engagement qu’un créateur aux centaines de milliers de followers, justement grâce à une relation plus authentique.

Le vrai enjeu, c’est la pertinence : Cette personne parvient-elle à s’adresser à son public de manière cohérente avec le mien ? Est-elle en phase avec mes valeurs ? Sa manière de communiquer est-elle compatible avec mon image de marque ? Sans cette réflexion, même une campagne coûteuse peut s’avérer stérile.


Un monde en mutation

Le marketing d’influence est-il à l’abri de la fatigue des utilisateurs ? Rien n’est moins sûr. Certains consommateurs s’avouent lassés par l’abondance de contenus sponsorisés, qu’ils perçoivent comme trop scénarisés, trop lisses. En parallèle, les plateformes évoluent : algorithmes changeants, nouvelles fonctionnalités, arrivée constante de nouveaux créateurs… Tout cela exige une veille constante.

De plus, les polémiques liées à certains influenceurs ou des collaborations maladroites peuvent rapidement nuire à la réputation d’une entreprise. La transparence, l’alignement des valeurs et la cohérence ne sont maintenant plus optionnels. Finie l’époque où n’importe qui pouvait vendre n’importe quoi du moment que c’était bien présenté.


Pas de stratégie = budget perdu

Autre erreur : se lancer dans une campagne d’influence « parce que tout le monde le fait ». Une collaboration n’est ni magique, ni automatique. Il faut savoir ce que l’on cherche : notoriété, leads, ventes, engagement ?

Chaque objectif dicte son canal, son format, son type de contenu, son influenceur. Les indicateurs de performance doivent être définis en amont. L’influence n’est pas qu’un levier créatif, c’est une source de données. Trop d’entreprises investissent dans des campagnes sans en mesurer le retour réel. Clics, ventes, impressions, mentions, le suivi de données est indispensable pour comprendre ce qui fonctionne… ou non.

Vers une influence plus mature, plus responsable

Le secteur se professionnalise. Les créateurs sérieux choisissent leurs partenariats avec soin, et certaines agences encadrent les collaborations de manière rigoureuse. Une nouvelle norme s’installe : l’influence responsable, ancrée dans la transparence et le respect des audiences.

Un exemple de partenariat réussi qui continu de briller

La marque québécoise KaseMe, reconnue pour ses accessoires technologiques personnalisés, a uni ses forces à celles de l’influenceuse Sarah Couture pour créer une collection exclusive d’étuis de téléphone en édition limitée. En misant sur la co-création, KaseMe a non seulement renforcé son positionnement comme marque locale tendance, mais a aussi offert à Sarah Couture un produit sur mesure, en parfaite adéquation avec son univers et les attentes de sa communauté.

Résultat : une hausse notable de la notoriété de la marque, une augmentation des ventes et une démonstration claire de l’impact que peut avoir une alliance bien pensée entre marque et créatrice de contenu.

À retenir

Face à cette réalité, les marques devront faire preuve de finesse en choisissant des ambassadeurs crédibles, et en misant sur du contenu réellement utile ou inspirant, si elles souhaitent intégrer l’influence dans une démarche stratégique cohérente, capable de générer un impact durable et rentable.

Prêt·e à transformer l’influence en impact réel ? MINIMAL vous accompagne pour créer des campagnes sur mesure, pensées pour durer… et performer.

Les points forts du marketing d’influence :

  • Visibilité accrue de la marque
  • Accès direct à un public spécifique
  • Renforcement de la confiance, fidélisation
  • Stratégie accessible à toutes les entreprises
  • Bénéfice SEO (référencement)

Les défis du marketing d’influence :

  • Choisir le bon influenceur
  • Définir clairement les attentes
  • Cibler les bonnes plateformes
  • Créer un lien authentique
  • Mesurer les retombées

Le marketing d’influence en chiffres

Au Québec :

  • 69 % des spécialistes prévoient d’augmenter leur budget d’influence en 2025.
  • Les micro et nano-influenceurs sont privilégiés pour leur proximité et leur engagement authentique.
  • ROI moyen : 5,78 $ par dollar investi.
  • 90 % des spécialistes estiment cette stratégie efficace.
  • 60 % des consommateurs ont déjà été influencés dans un achat en ligne.
  • 75 % font confiance aux recommandations sur les réseaux sociaux.
  • 3 à 5 fois plus d’interactions que les publications de marques.

Au Canada :

  • Dépenses prévues : 656,6 M $ US en 2025, croissance annuelle de 10,36 %
  • En moyenne, 14 % du budget marketing est alloué à l’influence, pour atteindre 20 % cette année.
  • Préférence marquée pour les micro-influenceurs.
  • ROI moyen : 5,20 $ par dollar investi.
  • ROI : 11 fois supérieur à celui de la pub traditionnelle.
  • 60 % des consommateurs sont influencés par un contenu en ligne.
  • 3 75 % font confiance aux recommandations des influenceurs.
  • Engagement 3 à 5 fois supérieur aux marques.

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