Retour au blogue

Le marketing électoral : Terreau fertile dans un environnement convenu

Par

Après tant d’années et tant de campagnes électorales, autant fédérales, provinciales que municipales, on pourrait croire que les partis et organisations politiques auraient fait évoluer leur manière de publiciser leurs plateformes et l’incompétence de la compétition.

La réponse est oui, les partis ont évolué. Mais en vérité, oui et non. Le marketing électoral est, sans jeu de mots, plutôt conservateur. Heureusement, il est aussi parsemé de quelques petites lueurs d’espoir qui se pointent de l’autre côté de l’urne. Une lente évolution quoi.

Le convenu
Les partis et organisations politiques nous repassent les mêmes stratégies année après année, incluant les fameuses publicités négatives. Une “industrie” très traditionnelle donc, qui utilise une mécanique qui finalement ne fonctionnerait pas autant que l’on pourrait le croire.

Une étude s’intéressant à la première décennie du 21e siècle a déterminé deux choses: premièrement, il y a une grande augmentation de publicités négatives, et deuxièmement, elles ne fonctionnent pas si bien. En fait, la bonne vieille tactique du “top of mind” serait plus performante, puisqu’il y a plus d’efficacité à exposer un électeur à une publicité politique près de la date de l’élection qu’en début de campagne.

La rapidité d’exécution et de prise de décision dans une course électorale donne parfois droit à de phénoménaux malaises. Par exemple, les conservateurs se sont un peu tirés dans le pied avec cette lamentable vidéo reprenant illégalement du matériel du film Willy Wonka, vidéo depuis retirée et effacée des réseaux.

Le terreau fertile
Ici, mention très honorable à Jagmeet Singh, chef du NPD qui, avec l’aide de son équipe de communication a su se démarquer des autres partis. Non seulement leurs publicités traditionnelles avaient une direction artistique et une signature fraîche et unique, mais l’équipe a su utiliser des canaux de communication non traditionnellement dominés par un parti politique canadien.

Ainsi, pour amplifier son message auprès d’une base électorale plus jeune, le chef n’a pas hésité à se tourner vers TikTok, une plateforme où il était déjà plutôt actif et dans laquelle il utilisait les codes à merveille: les danses, les gags, la musique, un petit coup d’oeil dans sa vie personnelle … chapeau !